« Pourriez-vous me réaliser un petit arbre généalogique avant notre première séance ? »


A partir de cette simple question, que je pose systématiquement avant d’entamer l’écriture d’un récit de vie, narrateurs et narratrices s’en donnent souvent à cœur joie.

Blog biographe Paris et visio - Marie Pouliquen


Certains savent remonter sur plusieurs générations, révélant tout une partie de leur histoire familiale.

D’autres au contraire me dessinent un arbre très évasé en bas, plein d’enfants, de cousins, de demi-frères et sœurs…

D’autres enfin, créent un arbre hivernal, dénudé, qui conserve ses mystères.

Se souvenir d’où l’on vient et qui l’on est

Ils revêtent un peu toutes les formes, toutes les couleurs, et en disent déjà beaucoup sur qui nous sommes.
On y trouve des lieux, des dates de naissance et de décès, de mariage et de divorce, des métiers, mais surtout, et c’est impératif dans mon travail de biographe familial, des prénoms, des noms d’origine diverses et des surnoms.  

Grâce à ces derniers, le jour de la première séance biographique, j’arrive au domicile de mon narrateur ou de ma narratrice avec une connaissance incomplète, mais suffisante du contexte familial. Je peux commencer à écouter son histoire en ayant déjà un pied dans cet univers totalement inconnu hier encore.

Ecrire son histoire avec une biographe familiale - Marie Pouliquen - L'arbre généalogique


Quand, concentrée sur un souvenir, Hélène évoquera sa tante Claude, ou son fils Julien, je ne serai pas perdue.
Quand elle aura une difficulté pour parler du décès d’un proche parti trop tôt, elle saura que je sais déjà, que je suis au courant.
La narration se fera plus fluide, et l’émotion contenue ou partagée sans gêne.

Car dans ces arbres, on voit aussi souvent des ruptures, des ellipses et des éloignements.

Un reflet de la vie, tout simplement.

Comprendre notre place, ici et maintenant

Des prénoms, des lieux, mais aussi un ordre dans la fratrie qui joue un rôle sur le regard que nos parents ont porté sur nous.

Ai-je été responsabilisé très jeune parce que j’étais l’aîné ou enfant unique ?
Surprotégée parce que petite dernière ?
Enfant de personnes divorcées ou enfant adopté ?

Notre place au sein de cet arbre a eu des conséquences importantes sur la personnalité que nous nous sommes forgée.

Quand on prend le temps de l’écrire et de le dessiner, sur cet arbre généalogique réapparaissent aussi des figures aimées auxquelles nous ne pensions plus, d’autres dont on a préféré s’éloigner, d’autres encore qui forment notre cocon aujourd’hui.

Les regarder nous donne de nombreuses clés pour comprendre qui l’on était et qui l’on est devenu.

Un socle qui peut nous donner beaucoup de force

Enfin, figurent sur cet arbre les êtres chers qui nous soutiennent et qui nous aiment au quotidien.

Ceux qui ont été présents pour nous quand nous en avions besoin.
Cet arbre-là fait parfois même l’objet d’un cadeau personnalisé original comme le propose Lullae, créateur d’arbres généalogiques personnalisés.
L’arbre généalogique peut devenir ainsi un objet décoratif porteur de sens que l’on a plaisir à contempler chaque jour sur le mur de son salon.

Parcourir cette lignée posée sur le papier, au moment de raconter son histoire, permet de raviver la mémoire, les souvenirs, et vient immédiatement enrichir votre livre autobiographique.
Votre arbre généalogique constitue alors un vrai repère pour apaiser la crainte de ne pas se souvenir.

Car s’il est une chose que l’on comprend lorsqu’on est biographe, c’est que chacun de nous est d’abord façonné par des liens.
Certains de ces liens ont pu parfois nous blesser ou nous empêcher mais d’autres produisent la sève, la force et la joie de vivre qui nous maintiennent debout.